« Thé, café ou chocolat ? Les boissons exotiques à Paris au XVIIIe siècle », exposition au Musée Cognacq-Jay

Entre les fanatiques de cafetières à l’italienne et les incollables des typologies de thés, on a tous nos petites habitudes avec nos boissons chaudes. Personnellement, je rêve de jolies théières. Le Musée Cognacq-Jay, qui conserve des œuvres du XVIIIe siècle, présente, depuis le 27 mai, une exposition dédiée à cet aspect important de l’histoire culturelle du siècle des Lumières : l’avènement des boissons exotiques dans les habitudes culinaires et les marques de sociabilité des français. Par l’exposition de dessins, peintures, estampes, porcelaines et mobiliers liés à cette nouvelle pratique, cette rétrospective parvient à nous plonger dans l’esprit de l’époque.

Vitrine avec diverses porcelaines. Photographie personnelle. Lire la suite

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À cheval sur la plage…

Petite, je rêvais de promenades à cheval sur la plage. Comme je ne sais toujours pas monter à cheval et qu’en dehors de « Paris Plages », quand on habite la capitale, il est difficile de trouver des étendues sableuses, je vis mon rêve par procuration. Voici ma petite collection imaginée de ballades équestres en bord de mer.

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« Les trésors de la terre » à la Galerie de Minéralogie et de Géologie, exposition.

Au départ, les minéraux ne m’évoquaient pas grand-chose de plus que certains bibelots sans âge sur le buffet, qu’on ne voit plus à force de passer devant. Puis j’ai assisté à une séance du séminaire PatriNat, pour « patrimonialisation du savoir naturaliste », sur l’héritage royal dans les collections de minéralogie du Muséum national d’histoire naturelle. François Farges, du Muséum, et Stéphane Castelluccio, historien de l’art au CNRS, proposaient une approche captivante. Minéraux et pierres précieuses me dévoilaient alors tout leur intérêt esthétique, scientifique et bien sûr historique. La Galerie de Minéralogie et de Géologie du Muséum dispose d’une collection passionnante, à la croisée des savoirs, et l’exposition en cours, « Les trésors de la Terre », la met magnifiquement en valeur. Petit compte rendu de ma visite.

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Les folles fabriques de Jean-Jacques Lequeu

L’art des jardins en France vit à partir du siècle des Lumières d’importantes transformations. Au jardin d’agrément à la française, qui domine depuis Louis XIV, succède la mode d’aménagements plus naturels, inspirés des jardins anglais. L’art de ces jardins pittoresques, qui deviennent jardins romantiques au début du XIXe siècle, passionne philosophes, écrivains, architectes et peintres. L’architecte Jean-Jacques Lequeu, plus connu pour ses dessins que pour ses quelques constructions, s’intéresse lui aussi à ce domaine et invente sur le papier des fabriques à l’architecture fantastique.

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Sous le dôme épais où le blanc jasmin à la rose s’assemble… Le duo des fleurs de Léo Delibes.

Les lianes en fleurs, le jasmin, la rose et les oiseaux tapageurs : le duetto du premier acte de l’opéra Lakmé installe un décor enchanteur. Delibes imagine le cadre rêvé pour une idylle amoureuse et le transcrit en musique. Le résultat est époustouflant de beauté et de pureté. J’ai eu envie de partager cet instant musical et de vous faire voyager dans l’imagerie de Lakmé. On trouve en effet sur Gallica des estampes et des photographies de l’époque traduisant à merveille cette nature débordante qui constitue le décor de l’opéra à succès de Léo Delibes.

Affiche de Lakmé, lithographie Antonin-Marie Chatinière, 1883, détail. Conservée à la bibliothèque-musée de l'opéra (BnF). Photo personnelle.
Affiche de Lakmé, lithographie Antonin-Marie Chatinière, 1883, détail. Conservée à la bibliothèque-musée de l’opéra (BnF). Photographie personnelle.

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Mort à la vermine, avec l’insecticide Vicat ! Épisode 2.

Pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe, un produit s’impose lorsqu’il est question s’armer contre les petits parasites, l’insecticide Vicat (voir épisode 1). Le succès de Monsieur Vicat tient sans doute autant à la publicité orchestrée par l’industriel qu’à la qualité de son produit. Ses efforts de communication fonctionnent si bien que la marque finit par s’imposer comme une référence et se retrouve maintes fois citée dans les romans et les journaux satiriques de l’époque, le sujet prêtant naturellement à la plaisanterie.

Publicité pour l'insecticide Vicat. Affiche Jules Chéret, 1880. Détail. Source : Gallica/BnF.
Publicité pour l’insecticide Vicat. Affiche Jules Chéret, 1880. Détail. Source : Gallica/BnF.

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Mort à la vermine, avec l’insecticide Vicat ! Épisode 1.

Au XIXe siècle, punaises, poux, puces et autres infâmes parasites envahissent le quotidien des honnêtes gens. Heureusement pour eux, Joseph-Henri Vicat, industriel à succès, distribue à partir de 1855 sa fameuse poudre insecticide, qui lui vaudra son surnom d’ « Attila des punaises ». D’Expositions universelles, en traités de médecine pratique, en passant par les innombrables parodies des journaux satiriques, de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’au début du XXe, l’insecticide Vicat imprègne son temps.

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